- Détails
- Publié le 5 août 2011
- Écrit par Thierry SUPPLIE
- Affichages : 376
Conditions d'équilibre des PPAT
Les prothèses partielles à infrastructure en résine ne devraient plus être utilisées comme prothèses définitives. L'impossibilité d'éviter le recouvrement d'une grande partie du parodonte marginal et surtout l'absence de butées occlusales pour éviter leur enfoncement limitent leur indication aux prothèses transitoires.
Dans ce domaine, elles jouent un rôle thérapeutique évident et, de ce fait, constituent un élément incontournable du plan de traitement. Toutefois, mal réalisées, mal tolérées, elles peuvent très rapidement devenir pathogènes. C'est pourquoi il est apparu intéressant de rappeler les principales règles à respecter lors de leur réalisation.
Comme pour toute prothèse amovible, la triade de Housset : « sustentation, stabilisation, rétention », doit s'appliquer. Il convient d'y ajouter « rigidité et résistance mécanique ».
Sustentation
La sustentation est essentiellement assurée par la surface d'appui muqueuse et accessoirement par l'appui des versants verticaux de l'intrados sur les surfaces dentaires situées au-dessus de la ligne de plus grand contour (ligne guide). L'évaluation de la surface d'appui muqueuse tient compte de l'importance et de la situation des édentements face aux contraintes occlusales (fig. 13). Les appuis dentaires sont majorés par la création de surfaces de guidage (fig. 14), notamment sur les dents cuspidées mandibulaires, dont l'orientation linguale offre peu de surfaces de dépouille.
![]() |
![]() |
| fig. 11a-Cas clinique : traitement par prothèses composites en situation d'échec : au maxillaire, descellement sur 21-22-23 imposant la réalisation de prothèses transitoires fixée et amovible. | fig. 11b - 27 est à extraire d'urgence. Nombreuses atteintes carieuses et parodontales. |
![]() |
![]() |
| fig. 11c - La prothèse amovible existante est prolongée sur le secteur postérieur gauche après extraction de la molaire. | fig. 11d - La prothèse fixée est déposée, puis réadaptée transitoirement. La présence d'attachements rend impossible la dissociation des deux types de prothèses, fixée et amovible. |
![]() |
![]() |
| fig. 11e et f - Une prothèse fixée transitoire est réalisée, mise en place pour la prise d'empreinte et l'enregistrement des rapports maxillo-mandibulaires destinés à la réalisation de la prothèse amovible transitoire. | |
![]() |
![]() |
| fig. 11 g - Les deux prothèses transitoires remplacent simultanément les deux prothèses existantes. Les crochets, proches du collet, sont acceptés par la patiente. | fig. 11h - Les différentes séquences préprothétiques peuvent être programmées. |
![]() |
![]() |
| fig. 12a - Cas clinique : les quatre incisives sont condamnées. L'indication d'un traitement par prothèse amovible est posée, avec insertion préalable d'une PPAT immédiate. | fig. 12b - Le modèle de travail sculpté pour préfigurer la perte de substance... |
![]() |
![]() |
| fig. 12c-... et la PPATpolymérisée | fig. 12d - L'intervention est effectuée avec l'aide de la PPAT comme guide chirurgical. |
![]() |
![]() |
| fig. 12e - La prothèse est insérée et intégrée au contexte occlusal. | fig. 12f - Vue à 15 jours post-opératoires. |



































