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PSYCHOLOGIE ET S.A.D.A.M.
Nombre de personnes présentant un SADAM sont considérées comme malades psychosomatiques. Cette considération est très pénible car il leur faut ajouter, à une détresse physique réelle, une détresse psychologique. Souffrir et être pris pour un malade psychosomatique est encore plus pénible que de souffrir en étant reconnu.
La perturbation psychologique n'est pas en rapport, comme certains l'ont laissé entendre, avec des difficultés sentimentales ou sexuelles mais avec les douleurs constantes qui minent le résistance du malade. D'ailleurs nous n'avons jamais rencontré un cas qui ait été guéri par un psychiatre ou une psychothérapie.
Le stress n'est pas un facteur causal mais un facteur aggravant ou déclenchant. Son action se situe au niveau des muscles manducateurs qui sont sollicités par le stress par le serrement des dents. Si l'équilibre de la mandibule est précaire les contractions musculaires des masséters liés au stress aggravent le déséquilibre existant et sont à même de révéler le S.A.D.A.M.
Nombre de nos patients ont retrouvé joie de vivre, entrain et dynamisme après guérison.
Notre mandibule fonctionne 24h/24h, car la déglutition s'effectue même la nuit. Je ne parle pas de la phonation, de la mastication, du bâillement et des autres fonctions qui peuvent devenir de véritables supplices lorsque les mouvements de la mandibule sont limités et douloureux.
Nous pensons que le S.A.D.A.M. n'a rien de psychologique. Si des praticiens ont tendance à culpabiliser leurs patientes c'est qu'ils n'ont pas compris la maladie et sa détresse.
Effectivement les radiographies, scanner, I.R.M. et autres examens sont souvent très pauvres pour expliquer les douleurs. Cela ne veut pas dire qu'elles n'existent pas.
Lorsque nous examinons un nouveau patient qui est atteint depuis longtemps, la consultation est souvent longue, car il ressent le besoin de raconter le calvaire subi depuis plusieurs années. Il veut convaincre que ses douleurs sont réelles. Lorsque, après un moment, nous lui disons que nous le croyons et que nous pouvons même lui décrire des symptômes oubliés, nous observons un soulagement sur le visage. Si son mari ou quelqu'un de sa famille l'accompagne, nous lisons sur son visage de l'étonnement et un peu d'incrédulité. On lui a, si souvent, fait entendre que tout ceci était volontairement exagéré qu'il est surpris par mon discours.
Par la suite, lorsque les douleurs s'améliorent, chacun retrouve sa place et la confiance renaît.
Nous demandons à l'entourage de ces personnes de les comprendre et de les aider à surmonter les étapes du traitement. Car plus la maladie est ancienne, plus le temps de traitement sera long. il faut être compréhensif et charitable.
