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Cas clinique n° 1

Ce patient de 80 ans, ancien militaire, ne supporte pas sa prothèse complète mandibulaire. Il se plaint de sa mobilité et de zones très sensibles. Il est satisfait de sa prothèse complète maxillaire. L'examen endo-buccal révèle une muqueuse fine et douloureuse par endroits ainsi qu'une surface d'appui plate (fig. 5); en présence d'une musculature « énergique ». La radiographie panoramique révèle une résorption très importante avec émergence des trous mentonniers (fig. 6).En accord avec le patient, averti des avantages et des inconvénients du traitement, on a décidé de réaliser à nouveau une prothèse totale mandibulaire doublée d'une base souple, dite permanente.

Compte tenu des éléments périprothétiques très toniques, on a procédé à des empreintes primaires et secondaires anatomo-fonctionnelles à la cire (Ex-3N des Éts Meist, Nuremberg) (fig. 7 et 8).

La surface d'appui est plate, la musculature tonique

fig.5 - La surface d'appui est plate,
la musculature tonique.

Résorption importante

fig.6 - Résorption importante.

Empreinte primaire à la cire

fig.7 - Empreinte primaire à la cire.

Empreinte secondaire à la cire

fig.8 - Empreinte secondaire à la cire.

La prothèse d'usage,en bouche (Flexital-Plastulène)

fig.9 - La prothèse d'usage,en bouche(Flexital-Plastulène).

La base souple utilisée pour la réalisation de la prothèse complète mandibulaire a été le Flexital-Pastulène (fig. 9).

Le patient a vu la disparition de sesdoléances et a aussi bénéficié d'unconfort important. Il a accepté les contraintes liées à ce type de traitement et est très conscient du rôle qu'il doit jouer lui-même dans la pérennité de sa prothèse.