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Porte-empreintes individuels en prothèse adjointe complète

PEI haut

La conception des porte-empreintes individuels (PEI) est une étape de laboratoire souvent dévolue au technicien qui doit, en absence d'informations complémentaires de la part du clinicien, interpréter les données issues de l'empreinte primaire. La qualité de l'empreinte primaire est primordiale, car toute erreur ou insuffisance à ce stade va se répercuter sur les différentes étapes de la chaîne d'élaboration prothétique sans pouvoir être corrigée.
La diversité des techniques d'empreintes secondaires ou complémentaires sont à l'origine des différents types de conception de PEI en prothèse complète. Dans cette première partie sont développées les techniques d'élaboration des PEI suivant des critères standards, mais également des critères spécifiques permettant d'aborder des situations cliniques particulièrement délicates.

Le modèle primaire

En prothèse complète, l'idéal est de réaliser un PEI sur un modèle issu d'une empreinte primaire au plâtre qui reste le matériau de choix pour enregistrer de manière mucostatique, c'est-à-dire sans compression ni déformation, la totalité des surfaces d'appui ostéo-fibromuqueuses dansune position voisine du repos [1, 2] (fig. 1). Le modèle ainsi obtenu est régularisé au taille-modèle en préservant la zone de réflexion muqueuse vestibulaire. Le bord du modèle est taillé en biseau externe afin de faciliter un accès aisé au fond du vestibule lors de la réalisation du PEI (fig. 2). La qualité d'un tel modèle permet une excellente visualisation des particularités anatomiques pour le tracé des limites du PEI. Ce tracé peut aussi être reproduit sur le modèle après avoir été réalisé directement au crayon à l'aniline sur l'empreinte primaire avant son transport et son traitement au laboratoire de prothèse.

Critères standard de conception des PEI ajustés

Ils sont indiqués dans les cas favorables présentant de bonnes surfaces d'appui avec une fibromuqueuse bien adhérente à l'os. Les limites. Le tracé des limites est d'abord exécuté au crayon (fig. 2), puis gravé avec un instrument à pointe sèche de façon à pouvoir le retrouver ensuite en positif sur l'intrados en résine du PEI. Pour certains auteurs, l'emploi d'un crayon à mine grasse ou à l'aniline
suffit à imprimer également le tracé sur l'intrados lors de la conception du PEI.

Au maxillaire (fig. 2)

La limite :

  • - suit la ligne de réflexion muqueuse qui est souvent située 1 à 1,5 mm en deçà du fond du vestibule, sauf au niveau des zones paratubérositaires d'Eisenring où la limite se confond avec le fond du vestibule;
  • - évite largement le frein labial médian et les brides latérales qui sont dégagées sur 2 mm;
  • - englobe les tubérosités et recouvre les replis muqueux postérieurs tendus par le passage des ligaments ptérygo-mandibulaires ;
  • - se situe, postérieurement, en arrière de la ligne de flexion maximale du voile, au niveau de la ligne de prononciation prolongée du « Ah » clair ,

À la mandibule (fig. 3)

La limite :

  • -suit la ligne de réflexion muqueuse vestibulaire antérieure, c'est-à-dire en moyenne 1 à 1,5 mm en deçà du fond du vestibule ;
  • - évite les freins et les brides qui doivent être dégagés ;
  • - passe en deçà des crêtes buccina-trices (lignes obliques externes) au niveau des poches de FISH ;
  • - évite les insertions antérieures des muscles masséter ;
  • - recouvre entièrement les trigones
  • - exploite au maximum les zones des niches rétromolaires situées sur les versants linguaux des trigones ;
  • - se situe, lingualement, 2 mm au-delà de la ligne mylohyoïdienne (ligne oblique interne) et devient tangente à la frange sublinguale antérieurement ;
  • - dégage largement le frein lingual sur 2 mm
Empreinte primaire au plâtre
fig. 1-Empreinte primaire au plâtre
Tracé des limites du PEI maxillaire sur le modèle primaire
fig. 2-Tracé des limites du PEI maxillaire sur le modèle primaire
Tracé des limites du PEI mandibulaire
fig. 3 - Tracé des limites du PEI mandibulaire