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Conditions d'équilibre des PPAT

Les prothèses partielles à infra­structure en résine ne devraient plus être utilisées comme pro­thèses définitives. L'impossibilité d'éviter le recouvrement d'une grande partie du parodonte marginal et surtout l'absence de bu­tées occlusales pour éviter leur enfoncement limitent leur indica­tion aux prothèses transitoires.

Dans ce domaine, elles jouent un rôle thérapeutique évident et, de ce fait, constituent un élément incontournable du plan de traitement. Toutefois, mal réalisées, mal tolérées, elles peuvent très rapidement devenir pathogènes. C'est pourquoi il est apparu intéressant de rappeler les principales règles à respecter lors de leur réalisation.

Comme pour toute prothèse amo­vible, la triade de Housset : « susten­tation, stabilisation, rétention », doit s'appliquer. Il convient d'y ajouter « rigidité et résistance mécanique ».

Sustentation

La sustentation est essentiellement assurée par la surface d'appui muqueuse et accessoirement par l'appui des versants verticaux de l'intrados sur les surfaces dentaires situées au-des­sus de la ligne de plus grand contour (ligne guide). L'évaluation de la surface d'appui muqueuse tient compte de l'importance et de la situation des édentements face aux contraintes occlusales (fig. 13). Les appuis dentaires sont majorés par la création de surfaces de guidage (fig. 14), notamment sur les dents cuspidées mandibulaires, dont l'orientation linguale offre peu de surfaces de dépouille.

traitement par prothèses composites en situation d'échec
fig. 11a-Cas clinique : traitement par prothèses composites en situation d'échec : au maxillaire, descellement sur 21-22-23 imposant la réalisation de prothèses transitoires fixée et amovible.
27 est à extraire d'urgence
fig. 11b - 27 est à extraire d'urgence. Nombreuses atteintes carieuses et parodontales.
La prothèse amovible existante est prolongée sur le secteur postérieur gauche après extraction de la molaire
fig. 11c - La prothèse amovible existante est prolongée sur le secteur postérieur gauche après extraction de la molaire.
La prothèse fixée est déposée, puis réadaptée transitoirement.
fig. 11d - La prothèse fixée est déposée, puis réadaptée transitoirement. La présence d'attachements rend impossible la dissociation des deux types de prothèses, fixée et amovible.
Une prothèse fixée transitoire est réaliséeprothèse amovible transitoire
fig. 11e et f - Une prothèse fixée transitoire est réalisée, mise en place pour la prise d'empreinte et l'enregistrement des rapports maxillo-mandibulaires destinés à la réalisation de la prothèse amovible transitoire
Les deux prothèses transitoires remplacent simultanément les deux prothèses existantes
fig. 11 g - Les deux prothèses transitoires remplacent simultanément les deux prothèses existantes. Les crochets, proches du collet, sont acceptés par la patiente.
Les différentes séquences préprothétiques peuvent être programmées
fig. 11h - Les différentes séquences préprothétiques peuvent être programmées.
Cas clinique : les quatre incisives sont condamnées.
fig. 12a - Cas clinique : les quatre incisives sont condamnées. L'indication d'un traitement par prothèse amovible est posée, avec insertion préalable d'une PPAT immédiate.
fig. 12b - Le modèle de travail sculpté pour préfigurer la perte de substance...
PPATpolymérisée
fig. 12c-... et la PPATpolymérisée
L'intervention est effectuée avec l'aide de la PPAT comme guide chirurgical
fig. 12d - L'intervention est effectuée avec l'aide de la PPAT comme guide chirurgical.
La prothèse est insérée et intégrée au contexte occlusal
fig. 12e - La prothèse est insérée et intégrée au contexte occlusal.
Vue à 15 jours post-opératoires
fig. 12f - Vue à 15 jours post-opératoires.