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Un métier :
Prothésiste dentaire
Il conçoit et fabrique les prothèses dentaires d’après les empreintes qu’il reçoit du chirurgien-dentiste. Il peut aussi, une fois la prothèse terminée, intervenir à nouveau pour d’éventuelles finitions.
Les prothésistes exercent surtout dans des laboratoires : environ 6000 laboratoires sont implantés en France et emploient près de 22000 salariés.
Ils peuvent aussi être salariés dans des cabinets dentaires (15 %) ou exercer dans le secteur libéral.
Formation :
Le CAP de prothésiste dentaire est le minimum exigé pour exercer la profession. Il permet à son titulaire d’occuper un poste d’ouvrier dans un laboratoire.
Il se prépare en deux ou trois ans dans un lycée professionnel, après la troisième ou la seconde, avec la possibilité de choisir une formation en alternance (cours théoriques et formation sur le terrain).
Le programme : d’enseignement comprend notamment des matières telles que l’anatomie dentaire, l’étude des matériaux, le dessin technique, la gestion de l’entreprise.
Attention : l’accès au CAP est très sélectif ! Le Brevet professionnel de prothésiste dentaire se prépare en apprentissage, en deux ans, après le CAP. Il permet d’acquérir un niveau de qualification plus élevé et d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la gestion : il est donc recommandé pour ceux qui veulent s’installer à leur compte.
Le Brevet technique des métiers (BTM), diplôme de la chambre des métiers, se prépare en deux ans après le CAP et permet d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir chef de laboratoire et encadrer une équipe.
Le BTM supérieur, diplôme de niveau bac+2 se prépare en deux ans après le BTM, en formation continue. Il permet aux salariés et chefs d’entreprise d’atteindre le niveau de qualification exigé par les évolutions technologiques et pratiques du métier. Enfin, il est possible de suivre des spécialisations en céramique et occlusion ou en prothèse totale proposées par l’Union nationale patronale des prothésistes dentaires (UNPPD). Ces formations durent deux ans et sont ouvertes aux prothésistes déjà diplômés et possédant 5 à 8 ans d’expérience professionnelle.
Se renseigner auprès de l’UNPPD
80-82, rue de la Roquette
75011 PARIS
Tél : 01 49 29 46 29
www.unppd.org
Pour connaître les centres de formation en prothèse dentaire, orthopédie-prothésie, podo-orthésie, et orthoprothésie,
s’adresser au :
* Ministère de l’Education nationale
61-65, rue Dutot - 75015 PARIS
* Chambres départementales des métiers
Prothésiste dentaire
Sans doute le moins relationnel des métiers paramédicaux, car ce professionnel travaille exclusivement en laboratoire à partir de moulages. Cet artiste de la prothèse sculpte, moule et modèle couronnes, bridges, dents sur pivot, dentiers ou appareils d’orthodontie, de l’empreinte à la finition... Sur commande du dentiste, il fabrique, répare ou modifie des prothèses que l’on pose soit à la place des dents lorsqu’elles sont cassées ou malades, soit sur les dents mêmes pour les reconstituer. Il réalise également certains appareils dentaires correctifs prescrits par les stomatologues. Le prothésiste effectue son travail d’après les empreintes de la cavité buccale effectuées par le chirurgien-dentiste. Il choisit le matériau qui s’avère le plus adapté : céramique, résine, métaux, pâtes, thermoplastiques... en tenant compte de la demande du patient et de l’emplacement de la prothèse. Une fois la prothèse achevée et essayée sur le patient, il peut intervenir à nouveau pour d’éventuelles finitions. Ces prothèses, dont le coût est parfois très élevé, doivent répondre à des impératifs fonctionnels, biologiques et esthétiques. La fabrication des prothèses, de plus en plus assistée par ordinateur et l’évolution des matériaux utilisés font appel à un savoir technique avancé.
Jean-Jacques est installé à son propre compte depuis bientôt 32 ans : « Il y a 15 ans, l’importation de produits du sud-est asiatique nous a fait beaucoup de tort. La concurrence est aujourd’hui très rude. Les dentistes, qui nous commande les prothèses, font jouer cette concurrence entre les laboratoires, du coup, les prix sont au moins 30 % moins chers. Pour gagner correctement sa vie, il ne faut pas espérer travailler moins de 10 h par jour ! De plus notre métier se modernise de plus en plus et demande donc des nouveaux équipements et matériels qui représentent bien souvent un investissement énorme, difficile à réaliser. On se demande alors comment les petits laboratoires vont pouvoir suivre le rythme ! ».
Profil : sens de l’harmonie, de l’esthétique, minutie, adresse manuelle, savoir travailler dans l’urgence.
Exercice : les prothésistes dentaires exercent souvent dans des laboratoires. Il s’agit surtout de petites entreprises artisanales : 80 % ont moins de cinq salariés. 15 % travaillent dans des cabinets dentaires ou dans des centres de santé, des mutuelles et des hôpitaux. Quelques-uns exercent en libéral. La profession est néanmoins touchée par le chômage : seulement 600 postes par an pour 2 000 jeunes diplômés. L’art de la prothèse semble de plus en plus menacé par la concurrence étrangère. L’installation est un défi car son coût reste encore très élevé : entre 120 000 et 160 000 €. Dans ce secteur concurrentiel c’est le chirurgien-dentiste qui retient tel ou tel artisan en fonction de la qualité et de la rapidité des prestations. D’où la nécessité pour les prothésistes de s’imposer auprès des praticiens dentaires.
Formation : à partir du CAP, un professionnel peut continuer à se former pour progresser dans son métier et avoir davantage de responsabilités tout en préparant un BP (brevet professionnel), un BTM (brevet technique des métiers), puis un BTMS (brevet technique des métiers supérieur). Ces deux derniers diplômes sont délivrés par la Chambre des métiers.
Évolution : l’Union nationale patronale des prothésistes dentaires (UNPPD) propose aux prothésistes dentaires déjà diplômés et possédant 5 à 8 ans de pratique, des spécialisations sanctionnées par un CPES (certificat pratique d’études supérieures) dans une discipline technique : céramique, prothèse adjointe totale et prothèse conjointe.
Salaire : la rémunération varie en fonction du niveau de formation : à partir du SMIC pour un CAP et jusqu’à 1 784 € bruts avec le BTM.
