Laboratoire ODIC

Prothèses Complète

Porte-empreinte duplicata des prothèses

Un éventuel contrôle de l’ajustage des bords linguaux du PEI peut également être effectué en employant des matériaux tels que les polyéthers déjà évoqués (fig. 24) ou encore des silicones (Pressure spot indicator de Colténe) ou des cires (Disclosing wax de Kerr) destinés à révéler surextensions et surépaisseurs. Ils sont alors déposés sur les bords linguaux du PEI et tous les mouvements linguaux extrêmes sont demandés au patient. Les zones d’interférences en surextension ou surépaisseur apparaissent alors avec l’élimination du matériau et sont corrigées.

 fig. 24 - Contrôle du réglage du PEI mandibulaire

Il est essentiel de distinguer les mouvements fonctionnels demandés au patient pour le réglage des bords du PEI de ceux demandés et exécutés lors de l’empreinte fonctionnelle et qui doivent suivre une chronologie précise. En effet, l’ordre des mouvements effectués par la musculature périphérique et linguale va exercer un balayage orienté des excès de matériau d’empreinte pour façonner le modelage des bords et des retours de l’empreinte.

Adaptation du PEI pour la réalisation d’empreinte en pression « occlusale »

Dans les cas où des empreintes faisant intervenir la pression occlusale sont indiquées, par exemple, la technique de Fripp ou la technique semi-intégrale de Devin, un réglage du bourrelet suivant les règles classiquement établies en prothèse complète s’avère nécessaire, Le PEI est adapté selon les critères standard, puis un rapport intermaxillaire précis et répétitif, à une dimension verticale correctement établie, est enregistré en utilisant les porte-empreintes comme de simples bases d’occlusion, L’utilisation d’un matériau d’enregistrement du rapport intermaxillaire présentant une rigidité après la prise (pâte thermoplastique ou résine chémopolymérisable) est indispensable pour permettre la réalisation d’une empreinte fonctionnelle sollicitant les forces « occlusales » développées et contrôlées par le patient.

Porte-empreinte duplicata des prothèses

Le PEI idéal est celui qui constitue une réplique exacte de la prothèse terminée, bien conçue (fig. 25 et 26). Ce type de PEI représente, en effet, le meilleur porte-empreinte physiologique pour réaliser des empreintes de complément en vue d'élaborer une nouvelle prothèse qui réponde aux exigences particulières de certains patients. Il peut s’agir d’améliorer certains détails d’ordre esthétique ou phonétique ou, tout simplement, de prévoir la réalisation d’un deuxième jeu de prothèse.

fig. 25 - Porte-empreinte duplicata de la prothèse (extrados).
fig. 25 - Porte-empreinte duplicata de la prothèse (extrados).
fig. 26 - Porte-empreinte duplicata de la prothèse (intrados).
fig. 26 - Porte-empreinte duplicata de la prothèse (intrados).

Les empreintes de complément bénéficient alors, grâce aux porte-empreintes duplicata, de l’intégration acquise suite au port d’une prothèse bien conçue, parfaitement équilibrée et donnant déjà satisfaction à l’intéressé sur les plans esthétique et fonctionnel. De plus, elles peuvent prendre en compte les effets d’une pression « occlusale » s’effectuant à partir d’un rapport intermaxillaire parfaitement accepté.