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Rôle de la dimension verticale

Historiquement, c'est Costen, O.R.L. Belge, qui envisagea le premier, en 1934, le rôle de la perte de dimension verticale d'occlusion dans l'apparition des signes dysfonctionnels et douloureux de la sphère orofaciale, lesquels furent désignés par le terme de « syndrome de Costen ».
La perte de dimension verticale serait à l'origine de compressions et de perturbations au niveau de l'oreille interne et de la trompe d'Eustache .
La perte de dimension verticale serait à l'origine de l'hyperactivité musculaire désordonnée et il suffirait de choisir un dispositif interocclusal permettant de rétablir la dimension verticale originelle pour traiter le problème musculaire.

Affections des ATM

C'est en 1934 qu 'un médecin oto-rhino-laryngologiste Belge de St Louis COSTEN J.B. eut le mérite de réunir le premier dans un même groupe des manifestations pathologiques découlant d'un mauvais rapport entre l'articulé dentaire et les ATM. Costen avait remarqué ce syndrome chez plusieurs édentés ou patients avec une forte surocclusion incisive, soit avec perte de dimension verticale, infraclusion entraînant un rétro-glissement condylien avec surcharge de la région articulaire temporale. Ce syndrome surviendrait lorsque les condyles ne sont pas en position normale pendant les mouvements mandibulaires.
La dimension verticale est modifiée par la perte partielle ou totale des dents, surtout des molaires, par des blocages d'articulé dentaire.
Les prothèses fixes ou amovibles mal conçues, avec hauteur d'occlusion aphysiologique, sont souvent causes du syndrome de la dysfonction mandibulo-temporale.
Ce syndrome de Costen se manifeste par :

• Des signes auriculaires (altération de l'ouie, sensations d'oreille bouchée, tintements, douleurs, légers vertiges, démangeaisons du CAE).
Ces signes sont dus selon l'auteur à une compression de la trompe d'Eustache, résultant d'une position anormale des condyles en l'absence de butée postérieure. A un traumatisme répété du labyrinthe ou des structures tympaniques.

  1. Des signes faisant penser à des troubles sinusiens.
  2. Des céphalées localisées au vértex, à l'occipital et derrière les oreilles (mastoïde). Dues à des contractions des muscles temporaux et muscles sus hyoïdiens.
  3. Des douleurs de L'ATM. Dues à l'altération de la cavité glénoïde résultant de la projection des condyles dans une position plus élevée et plus reculée.
  4. Des douleurs sous orbitaire par la perte de la dimension verticale (glossoptose).
  5. Troubles salivaires. Dus à l'irritation de la corde du tympan provoquée par le glissement des condyles et la compression du nerf auriculo-temporal. Douleurs vertex i Impressions de sinusite |)ouleurs mastoïde îporal et épaule Douleurs ATM et Masséter

La moindre perturbation occlusale même la plus minime peut être à l'origine d'une hyperactivité musculaire.
Pour Dawson, la simple ingression de la dent dans son alvéole peut apparaître comme une perturbation occlusale capable de lancer les muscles dans une suractivité anarchique.

La suppression des perturbations occlusales et donc le rétablissement d'un schéma occlusal idéal sans interférence au moyen d'un dispositif interocclusal, éliminerait l'activité musculaire anormale.